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La gale du lapin, une dermatose parasitaire à acariens

La gale du lapin est une maladie cutanée fréquente chez ces animaux, causée par des acariens microscopiques qui se développent dans le derme. Souvent prurigineuse et inconfortable, cette parasitose peut être due à différentes espèces d’acariens, notamment Psoroptes cuniculi, Sarcoptes scabiei et Trixacarus diversus. Comment reconnaitre et traiter cette maladie ? Explications.

Étiologie et physiopathologie de la gale du lapin

Les acariens responsables de la gale sont des arthropodes microscopiques, mesurant entre 200 et 300 μm, invisibles à l’œil nu. Ils se nourrissent de cellules de la peau et de liquides organiques, creusant des galeries dans le derme, ce qui engendre une irritation intense et une réaction inflammatoire.

Il en existe trois espèces, à savoir :

  • Psoroptes cuniculi : cet acarien est le plus fréquemment impliqué dans la gale des oreilles du lapin. Il se caractérise par sa localisation préférentielle dans le conduit auditif externe, où il provoque une inflammation et une production excessive de cérumen.
  • Sarcoptes scabiei : ce parasite est responsable de la gale sarcoptique, laquelle peut affecter différentes parties du corps du lapin, notamment la tête, les membres et la région périanale.
  • Trixacarus diversus : moins fréquent que les deux précédents, il entraîne une irritation localisée, généralement au niveau du nez, des paupières et des oreilles.

La prolifération des acariens est favorisée par des conditions environnementales chaudes et humides, ainsi que par des facteurs liés à l’animal, tels qu’un système immunitaire affaibli, un stress ou une autre maladie concomitante.

Les manifestations cliniques

Le principal symptôme de la gale du lapin est un prurit intense, qui se manifeste par des grattages fréquents et un léchage excessif. L’infestation s’accompagne également d’un durcissement de la peau, qui peut devenir squameuse et se recouvrir de croûtes. Les lésions cutanées varient en fonction du type de gale et de la localisation des acariens.

Dans les cas graves, la maladie peut entraîner une perte de poils (alopécie), un épaississement de la peau (hyperkératose) et la formation de nodules ou de végétations.

Le diagnostic et le traitement

Le diagnostic de la gale du lapin n’est pas toujours immédiat, puisque les lésions cutanées apparaissent progressivement. Un vétérinaire peut identifier la présence des parasites en pratiquant un raclage de la peau et en examinant les prélèvements au microscope. Une fois la maladie confirmée, les soins doivent être entrepris rapidement pour éviter des complications graves, telles que l’intoxication.

Les traitements disponibles incluent des médicaments dérivés des ivermectines, qui peuvent être administrés sous forme de bains ou de traitements topiques. En parallèle, un protocole de soutien pour les organes hépatiques et rénaux est recommandé afin d’éliminer les toxines accumulées dans le corps.

En cas de surinfection bactérienne, le recours à des antibiotiques peut être nécessaire. Des soins locaux, tels que le nettoyage des oreilles ou l’application de pommades cicatrisantes, peuvent également être prescrits pour soulager l’animal et favoriser la guérison des lésions cutanées.

Auteur/autrice

nofy.dream@outlook.fr